MIENAHATA Romain Pierre
Chercheur indépendant
Chef du service des laboratoires et de la certification
Projet centre de normalisation et de la gestion de la
Qualité industrielle.
Ministère du Développement Industriel, des Petites et
Moyennes Entreprises et Artisanat.
BP : 1838 Portable (242) 536.77.73
E-mails :mienahata@hotmail.com ; mienahata_rp@yahoo.fr
Site Web perso : http://site.voila.fr/lafriquepositive.
BRAZZAVILLE - CONGO BRAZZAVILLE, le 24 Mai 2004
A Monsieur,
Le Secrétaire Général du CAMES.
OUAGADOUGOU – BURKINA FASO
Objet : Réclamation
PJ : voir e-mail.
Monsieur,
Par lettre n°150.98/CAMES/SG du 10 Avril 1998 vous me renseignez sur les possibilités du CAMES de valider mes travaux sous réserve que mon dossier soit transmis par une instance autorisée.
Fonctionnaire congolais, sur base des renseignements pris je m’adressa à la Délégation Générale de la Recherche Scientifique (DGRST), dirigée à l’époque par M.DIAMOUANGANA. Celui, après avoir pris lu votre lettre me demanda sèchement d’aller attendre à la maison, que j’étais jeune, le titre je l’aurai !
Informé, le Dr Kitsoro KINZOUNZA me demanda d’écrire à M. Le Recteur de l’université Marien NGOUABI, tout en insistant : ″sur instruction du Dr Kitsoro KINZOUNZA”. Ce que je fis en date du 08 Mai 2003.L réaction de l’Université Marien NGOUABI (voir PJ) a été qu’ « il serait judicieux…(de) les transformer en articles scientifiques devant être soumis à des revues à comités de lecture » Soit que les revues sont plus habilités à valoriser des résultats de recherche qu’une université qui a un conseil scientifique !
Le Conseiller du Chef de l’Etat du CONGO-BRAZZAVILLE, M.Louis BAKABADIO, informé par note à sa haute attention en date du 08 Mai 2003 – note adressée aussi au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche M.Henri OSSEBI (resté sans réaction) et à M.Pierre-Ernest ABANDZOUNOU ( qui transmis le dossier joint à la DGRST par note n°115 du 09 Mai 2003 restée malheureusement sans suite)– a en sa qualité transmis ces résultats ( voir PJ) respectivement à la Faculté des sciences et à la Faculté des Lettres de l’Université Marien NGOUABI en date du 19 Juin 2003 par note n°041/PR-DENRS et n°042/PR-DENRS. Et voilà douez mois que le Cabinet du Chef de l’Etat attends les évaluations demandées et les avis en conséquence.
Au regard de ce qui précède, ne peut-on se demander si les Universités africaines sont capables de qualifier une première recherche ? Et de donner raison à l’écrivain congolais Sony Labou Tansi quand il dit : « chez nous un intellectuel est un sous-produit, qui au lieu de penser vit de la pensée des autres. On est si fier des diplômes qui ne produisent que des machimacha » ? N’est-pas le savant français Jean Baptiste BIOT, constatant que la connaissance et son approfondissement venaient d’hommes de diverses qualifications conseilla les membres de son académie de « juger les hommes par leurs œuvres et non d’après la destination plus ou moins étendue ou restreinte qu’ils se sont donnés ».
Dans l’espoir que la capacité créative africaine sera honorée en Afrique et non ailleurs aussi que l’a souligné M.BABACAR NDIAYE, ancien directeur général de la BAD,
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma haute considération. /
Romain Pierre MIENAHATA.